INGEBORG EVERAERD

Pays-Bas

Vit et travaille à Amsterdam

site web

Life of Steen

Lundi et mardi de 09:00 à 18:00 Mercredi et jeudi de 09:00 à 19:00 Vendredi de 09:00 à 17:00 Fermé samedi et dimanche

Dates de l'exposition

04 mai 2024     26 mai 2024

Vernissage

mardi 07 mai 2024 à 19:00

Biographie

Ingeborg Everaerd se définit comme une conteuse visuelle. En tant que mère de deux enfants adoptés issus de milieux différents, elle a appris à comprendre les complexités de l'identité culturelle, et cette compréhension transparaît dans son travail. Elle préfère les projets à long terme et s’intéresse à des histoires qui passent souvent inaperçues, invitant le spectateur à élargir sa perspective et à s'engager dans le monde qui l’entoure.
En 2019, Ingeborg a été diplômée de la Photo Academy avec le projet "Busqueda", qui raconte l'histoire de son fils adoptif. Ce travail a été reconnu, récompensé et exposé dans plusieurs pays. Récemment, elle a remporté le Gomma Grant '22 (N&B) avec "Life of Steen". Son dernier projet, "There ain't nothing Sweet about Sweet Auburn", a été publié dans la revue Der Greif #16- Common Love (commissariat de Shirin Nashat).

Présentation

C'est l'histoire d'un homme qui a choisi d'être un nomade depuis qu'il a quitté sa maison à l'âge de 13 ans, lorsqu'il est parti en auto-stop pour Paris. J'ai croisé Steen un jour de tempête, en mars 2019. Nous nous promenions tous les deux avec nos chiens. J'ai tout de suite été intriguée par son apparence caractéristique, son regard amical et sa façon douce de parler. Ce week-end-là, Steen avait amarré son bateau à un quai d'Amsterdam, où j'habite, et il m'a invitée. Curieuse comme je l'étais, j'ai accepté l'invitation, ce qui a marqué le début de notre amitié. J'ai aimé les histoires qu'il m’a racontées, et la façon dont il a vécu d’aventures et de liberté. Nous partageons également un intérêt commun pour la photographie. Steen m'a dit qu'il avait été photographe, dans les années 60 et 70. Mais Steen aimait vivre sa vie au jour le jour et changeait souvent de travail. Un an après notre rencontre, il a dû abandonner ce mode de vie. En raison de sa mauvaise santé, de son âge avancé et du manque d'argent, il a dû vendre le bateau où il vivait depuis 43 ans. Il a vécu alors dans un vieux camping-car, sur un terrain sans eau courante ni électricité, qui appartenait à son ex-femme et à son mari. Mais il ne se passait pas un jour sans qu'il ne regrette son ancienne vie. La présence de Steen est devenue trop pesante pour les propriétaires du terrain et ils l'ont forcé à quitter le petit monde qu'il s'était aménagé. Avec l'aide d'un bon ami, Steen a pu s’installer sur un terrain situé derrière une grande ferme vide, en pleine campagne. Les séquelles de divers cancers et opérations chirurgicales ne l'ont pas encore terrassé, mais Steen n'a plus l'énergie nécessaire pour se créer un nouveau paradis et réaliser de nouveaux rêves. Je le regarde et j'essaie de retrouver l'étincelle qui habitait ses yeux. Son sentiment de liberté semble avoir disparu. Comme un oiseau qui aurait perdu ses ailes.