CLOÉ HARENT
France
Vit et travaille à Bordeaux
Bruit Rose
Exposition du 15 mai au 26 juin lundi, mardi & jeudi 13:30–16:00 mercredi & vendredi 09:00–11:30 samedi & dimanche Fermé Tram Ligne 1, arrêt Universités des Sciences et des Lettres
Dates de l'exposition
20 mars 2026 31 mai 2026
Vernissage
vendredi 20 mars 2026 à 18:30
Biographie
Cloé Harent, photographe française née en 1998, développe depuis 2018 une
approche sensible et bienveillante du monde vivant.
Sa série « Le lien de la terre », consacrée aux pratiques paysannes engagées vers
l’autosuffisance alimentaire, reçoit en 2021 le Prix ISEM Jeune Photographe. Elle
s’achève en 2023 dans le cadre du mentorat de l’Agence VU’ et du Fonds Régnier
pour la création, avec une exposition à la Galerie VU’. En 2024, elle est présentée
au Festival Le Champ des Impossibles, projetée aux Boutographies et publiée
dans la revue EPIC.
La même année, Cloé rejoint la résidence Tremplin Jeunes Talents du Festival
Planches Contact à Deauville, où elle remporte le Prix Tremplin Jeunes Talents
avec sa série « Bruit Rose », une exploration sensorielle de la biodiversité fragile
des estrans normands.
En 2025, elle poursuit son parcours en résidence à la Maison de la Photographie
des Landes avec « Des gestes et des rêves », consacré à la jeunesse en apprentis-
sage, puis au Festival InCadaqués, où elle réalise « In Memoriam Terrae », une
série sur la mémoire de la roche du parc naturel protégé du Cap de Creus en
Espagne.
EXPOSITIONS / PROJECTIONS COLLECTIVES
2025 - Restitution - InCadaques Festival Série «In Memoriam Terrae»
2025 - Exposition - ABBADIALE centre d’art à Arras (InCadaques)- Série «In Memoriam Terrae»
2025 - Exposition - FISHEYE MANUFACTURE / RATP Invite - Série «Bruit Rose»
2025 - Exposition - FNAC - Série «Bruit Rose»
2025 - Restitution - Résidence à la Maison de la Photographie des Landes «Des gestes et des rêves» 2024 - Restitution - Festival Planches Contact - Série «Bruit Rose»
2024 - Exposition - Festival Le champs des Impossibles - Série «Le lien de la terre»
2024 - Projection - Festival LES BOUTOGRAPHIES - Série «Le lien de la terre»
2023 - Restitution Mentorat - GALERIE VU’ - Série «Le lien de la terre»
2022 - Exposition - Festival des Promenades Photographiques - Série «Vestige»
2020 - Festival Phémina à Fontainebleau - Série «Le lien de la terre»
PRIX
2024 - Prix Tremplin Jeunes Talents - Planches Contact
2023 - Lauréate MP#03 Mentorat de l’Agence VU’ et du Fonds Régnier pour la Création 2021 - Lauréate Prix ISEM JEUNE PHOTOGRAPHE - Série «Le lien de la terre»
2019 - Prix Mention Spécial - École ETPA
Présentation
Cloé Harent nous partage son expérience intime avec la mer,
offrant une ode photographique à la biodiversité fragile des
estrans normands.
À travers sa série Bruit Rose, elle capte la puissance des
marées et leur influence sur le paysage, où chaque retrait des
flots laisse place à des tableaux éphémères, dévoilant des
micros-paysages iodés, création naturelle du monde vivant.
Bruit rose
Ce jour de pluie,
Envahie par une vague de sanglots, Mon cœur froissé,
Trouve refuge auprès des marées.
Après avoir longé le trait de côte,
Je m’arrête et m’allonge dans le creux des rochers, Sur la plage ancestrale de la baie d’Ecalgrain.
Je ferme les yeux.
Ma main caresse la roche chaude.
J’entends cogner sur la falaise l’écho du souffle sauvage et perpétuel des vagues. Craignant que la marée montante m’emporte dans ses entrailles,
Je lutte, pour me tenir éveillée.
La quiétude de ces roches primitives m’enveloppe dans les bras de Morphée.
Dans mes rêves,
Le murmure d’un coquillage m’emmène dans l’histoire d’un son, nommé « bruit rose ». Pressé contre mon oreille,
Il y résonne le va-et-vient des vagues de mon sang.
Mon âme d’enfant s’abandonne alors aux mystères du rivage.
À mon réveil,
Quand la mer se retire,
Je déambule.
Attirée par les moindres détails,
Les yeux rivés au sol.
Je contemple la vie qui oscille,
Peignant des tableaux éphémères, à chaque retrait des flots.
Je deviens alors témoin du petit monde des estrans. Une harmonie fragile, faite de vie et de mort,
Et qui m’émeut encore...