Boutographies

La projection du Jury

Depuis 2010, les Boutographies présentent une projection de travaux sélectionné par le jury de l'édition en cours. Cette projection est programmée a La Panacée avec la sélection officielle durant tout le festival.

Cette section est composée de 24 dossiers dont la qualité a retenu l'attention du Jury.

 

Louis de Belle
Italie
“Failed Diorama

Nigel Bennet
Angleterre
"Hakuro, an Itoshima Almanac"

Laurent Cipriani
France
"Along the road"

Luigi di Bella

WUNDERKAMMER, littéralement, « chambre des merveilles », plus connue sous le nom de « cabinet de curiosités. C’est là, depuis le 16 ème siècle, que collectionneurs et scientifiques avaient l’habitude d’étaler perles rares et artefacts sortant de l’ordinaire, afin d’amuser les visiteurs et les collègues de travail.

 
Nigel Bennet

Hakuro est une tentative de combler le "fossé textuel/visuel", en employant des données obtenues grâce à deux mois d'intense travail sur le terrain, dans le sud du Japon, pour la création d'un document visuel communautaire et collectif, plutôt qu'en présentant les conclusions de cette recherche sociale sous la forme plus traditionnelle d'un texte écrit.

 
Laurent Cipriani

A l'occasion des Tours de France 2013 et 2014, Laurent Cipriani a sillonné la France à l'arrière d'une moto. Mais dans ce sujet il n'est aucunement question de Tour de France, de supporters, ni même de regarder les coulisses d'un événement.

 
 

Giovanni Cocco
Italie
"Monia"

Boris Eldagsen
Allemagne
"Poem"

Cathleen Falckenhayn
Allemagne
"3ZKB"

 
Giovanni Cocco

Monia est handicapée depuis sa naissance. Elle vit dans ses habitudes, gestes simples et longs moments sans paroles ni actions. Ce travail est en cours. Il a commencé il y a six ans, en silence. Les photos sont arrivées en premier, avant tous les autres projets et avant l'histoire à laquelle elles appartiennent. Elles sont le résultat d'une experience et du désir de la raconter. Photographier Monia est un acte de connaissance et de recherche. Il est une façon de la comprendre, en se demandant à quoi elle pense et ce qu'elle veut.

 
Boris Eldagsen

Les photos de Boris Eldagsen explorent les limites de ce qui peut être représenté. Les 'POEMS' utilisent la réalité extérieure pour représenter une réalité intérieure, celle de l'inconscient et de l'archétypal.
 Sans beaucoup d'outils et sans utiliser d'effets numériques, il combine photographies sur le vif et mises en scène pour créer des images spectaculaires et oniriques, situées entre peinture, cinéma et théâtre. Les médiums photographiques de l'ombre et de la lumière deviennent le symbole de ces espaces «entre-deux», ceux qui sont inaccessibles à l'esprit rationnel et qui obligent le spectateur à se référer à ses propres souvenirs et émotions. 

 
Cathleen Falckenhayn

Le travail 3ZKB (trois pièces, cuisine, salle de bain) traite des preuves policières et médico-légales, sous forme de photographies de lieux et d'objets, aussi bien que de textes. Les images sont prises dans des pièces factices où des scènes de crime ont été reconstituées à l'intention d'enquêteurs stagiaires.

 
 

Bérangère Fromont
France
"Cosmos"

Julia Fullerton-Batten
Angleterre
"Unadorned"

Françoise Galeron
France
"Le chant de l'ogre"

Bérangère Fromont

Une longue marche, un vent violent, des baisers, quelques joints. Nous nous arrêtons au milieu de nulle part. Aucune lumière, je découvre pas à pas.

Une zone industrielle. Des épaves, un concert de grenouilles, quelques frissons.

Enfin une maison. « Abandonnée par des gitans » me disent-ils. « Notre maison ».

 
Julia Fullerton-Batten

Sa dernière série s'inspire des tableaux des maîtres anciens du XVe au XVIIe siècle (de Titien à Rubens). Sur une période de trois siècles, ces maîtres ont montré que la beauté féminine de cette époque était représentée par des formes généreuses, même pour les hommes.

 
Françoise Galeron

« Les choses du réel ne me font pas peur, seulement celles qui sont au fond de moi. » Francesca Woodman.
Je photographie le lieu où je vis, les alentours, mes proches. Je construis à l’aide de mon appareil un univers expérimental, personnel, sans réelle intention documentaire. Dans cette série, je me pose en témoin : acteur et spectateur, d'un familier rural, qui allie au quotidien une véritable étrangeté et une violence sourde. Le cadrage, les lumières, sont autant d’outils pour interroger ma présence au monde.

 
 

Florian Bong-Kil Grosse
Allemagne

"Hanguk"

Corinna Kern
Allemagne
"George's Bath"

Stefano Marchionini
Italie
"Between the Devil and the Deep Blue Sea"

Florian Bong-Kil Grosse Hanguk 01

J'ai photographié cette série au cours de mes voyages en Corée , le pays où je suis né, mais qu'en fait je n'ai plus jamais visité depuis. Ce travail pour moi n’est pas la documentation d'un pays et de ses habitants, mais plutôt la description en images d'un lieu qui appartient à ma propre imagination. C'est la tentative de concilier les images de la réalité extérieure avec celles de la réalité intérieure.

 
Corinna Kern

'George's Bath' est une exploration du monde de George Fowler, 72 ans, affecté par la thésaurisation. En se concentrant sur un seul endroit à l'intérieur de la maison de quatre chambres de George, c'est-à-dire sa baignoire, ce projet détache sa maladie de l’encombrement par lequel elle est généralement représentée.

 
Stefano Marchionini

Le travail se compose de photographies d'archive ainsi que de photographies qui reconstituent des événements et des
éléments fondateurs de l'histoire qui en est à la base.
Ce travail prend la forme d'une enquête rétrospective sur des épisodes d'intimité violente.

 
 

Sandra Mehl
France
"PS Je t'écris de la Plage des mouettes"

Melissa Moore
Angleterre
"Land ends abracadabra"

Leslie Moquin
France
"Shanghai cosmetic"

 
Sandra Mehl

A l’écart du tumulte touristique qui agite la côte méditerranéenne en période estivale, la "Plage des mouettes", à Sète, s’étend au bord de l'Etang de Thau, sur une centaine de mètres. Ici, pas de routes, d’échoppes, ni d’éclairage public. Juste une lagune aux contours irréguliers qui accueille chaque  nnée une poignée de riverains et de fidèles habitués côtoyant l’endroit depuis leur enfance. Dans la quiétude des eaux calmes de l'étang, baigneurs et pêcheurs y perpétuent les rites d'une sociabilité populaire et les savoirs faire vernaculaires typiques de la côté languedocienne.

 
Melissa Moore

Land Ends est constitué de paysages, de natures mortes et de performances. Ce travail est le produit d'une fascination esthétique pour un environnement très particulier, qui est aussi un espace d'architecture et de pensée alternatives. Les photographies sont prises dans une île éloignée, située dans un archipel de la côte Ouest du Canada, qui possède un riche patrimoine historique autour des nations indiennes et de l'agriculture pionnière.

 
Leslie Moquin

De Shanghai, on pourrait dire qu’elle est l’emblème d’un monde trans-esthétique, d’une société hyper-individualiste. Un monde où les phénomènes esthétiques ont été intégrés à l’univers de la production, de la commercialisation, de la communication. Partout, des représentations du bonheur, de la beauté, d’une nature épanouie sont diffusées en abondance. Mais, loin de ces images qui saturent le quotidien, l’existence semble être d’avantage centrée sur la mise en compétition, l’efficacité, la mobilité, la vitesse, la performance. Shanghai est la figure de proue d’une ère du faux, du simulacre: une icône du kitsch.

 
 

Constance Proux
France
"Akkar"

Alnis Stakle
Lettonie
"Heavy waters"

Dana Stoelzgen
Allemagne
"Mon deguisement"

Constance Proux

Akkar. Univers sonore sombre et saturé. Une attaque franche et directe en A majeur. L’élan est coupé net par un obstacle en k d’autant plus fort qu’il est redoublé. Subtil jeu de miroir et de résonnance en a mineur, l’écho affaibli se meurt sur un r aussi léger qu’un souffle en partance pour l’Au-delà.

Un travail documentaire sur les trajectoires de réfugiés syriens dans cette région montagneuse du Liban.

Travail réalisé en collaboration avec Philippine Proux.

 
Alnis Stakle

La série « Heavy Waters » est conçue comme une étude des villages et territoires ruraux dispersés sur les rivages de Crimée, avec un accent particulier sur le désordre de l’environnement urbain soviétique, intercalé entre les éclaboussures de la nouvelle ère capitaliste.

 
Dana Stölzgen

Ces images font partie d’un projet où je travaille avec des femmes de mon âge, autour de 35 ans.
Pourquoi? Parce que à cet âge, on a peut-être déjà subit quelques blessures intérieures ou extérieures,
mais surtout il est possible de se réinventer. À 35 ans, on se connaît un peu, mais on n’est pas sûre du futur
et on est dans l'insécurité. Donc, on est fragile. Notre corps se transforme, mais reste désirable. C’est tous
ces moments dans la vie d’une femme que j’ai voulu retranscrire non par des mots, mais en photo.

 
 

Manuel de Teresa
Espagne
“La Maison de Madame Manuel“

Jeanne Tullen
Suisse
"WOMB"

Laetitia Vancon
France
"My home my prison"

 
Manuel de Teresa

« La maison de Madame Manuel » est devenue un lieu de tolérance en hommage aux maisons closes du siècle dernier : celle nommée "La Feria", gérée par Lysianne (Jeanne Moreau), dans le film de Fassbinder «Querelle», ou même «Criolla»,  le bordel de Barcelone décrit par Jean Genet. Ou les promenades provocatrices de la légendaire Ocaña sur Las Ramblas Avenue (Barcelone). C'est aussi un hommage aux films « style libre » des années 70 réalisés par le cinéaste américain indépendant Divine; Jack Smith, ou les jeunes prostitués dépeints dans les films de Pasolini, Almodovar et Mc Namara pendant "La Movida", le mouvement de contreculture des années 80 à Madrid.

 
Jeanne Tullen
© Jeanne Tullen / ECAL

Mon travail est lié à ma vie et à mon passé. J'avais 9 ans lorsque mes parents se sont séparés. Je n’ai gardé aucun souvenir d’eux en tant que couple, mon cerveau a tout effacé. Les photos de leur vie passée était la seule chose qui me restait. Des portraits de ma mère, encore et encore. La disparition si rapide de leur passé, comme s'il n'avait jamais existé, m'attristais. Puis, ma tristesse se transforma en obsession. Je regardais leurs photos sans jamais m'arrêter, à la recherche de ce qui me manquait ; la simple idée d'eux, ensemble, heureux. Le sourire de ma mère sur ces photos... J'avais besoin que ça revienne. J'avais besoin que ces photographies redeviennent réelles, besoin d'être le témoin de leur histoire. Womb est ma réponse à ce besoin. J'utilise la photographie pour réparer le passé de mes parents, pour me l'approprier. Leur passé me semble si concret qu'il devient finalement mon présent.

Womb illustre l'impossible. Womb est une histoire d'amour sans fin, un désir charnel et extrème de vivre en l'autre et pour l'autre à la fois.

 
Laetitia Vancon

Dans le nord de l’Albanie, la famille de Noja Vukaj est depuis plus de 20 ans impliquée dans un cycle infernale de gjakmarrja, littéralement« reprise du sang ». Innocente de toutes actions criminelles ou meurtrières, les membres de sa famille appartiennent cependant au « mauvais » clan.

Isolés, inconsidérés, et dépendant d’administrations publiques corrompues, ils sont privés de leurs droits les plus élémentaires.

 
 

Tomáš Werner
Slovaquie
"Training manual"

Yana Wernicke
Allemagne
"Irrlicht"

Raimond Wouda
Pays-Bas
"Scenes, Sceneries and Scenarios"

Tomas Werner

Ce livre montre un petit chien que je promenais en tant que dog-sitter quand je faisais des petits boulots. Chaque fois que nous sortions, je prenais des photos de lui, l'installant sur des piédestaux de rencontre. Même dans les situations les plus ridicules, il posait avec impatience et attendait d’être photographié. Ces photos, évocatrices des anciennes sculptures de chiens, glorifient ce petit animal de compagnie avec qui j'ai passé la plupart des mes jours et auquel je me suis rapidement attaché.

 
Yana Wernicke

Pour ma série Irrlicht j'ai photographié les Sorabes, une tribu qui vivent en Allemagne depuis longtemps avant l'existence de l'Allemagne en tant que telle. Aujourd'hui ils ont assez intégrés dans la société allemande, mais toujours pratiquent et conservent leur propre culture, traditions et mythes anciens. Au lieu de documenter leur vie quotidienne, je me suis concentrée sur leur histoires fantastiques et légendaires.Irrlicht est une série sur une place quelque part entre la réalité et la fiction. Un lieu où les rites et traditions sorabes existent encore et où leur mythes et légendes trouvent une vie complètement nouvelle.

 
Raimond Wouda

Entre 2008 et 2014, Raimon Wouda a parcouru diverses productions de longs-métrages néerlandais, aux Pays-Bas et en Belgique. Il a photographié avec un appareil grand format des scènes de tournage installées comme des îles fictives dans le paysage réel. Les films néerlandais représentent une petite part de la production internationale. Toutefois, ils font preuve d'une imagination particulière pour fonctionner avec peu de ressources, et livrer malgré tout des productions très professionnelles.

 

Boutographies 2015
Du 04 au 26 avril
La Panacée
14 Rue de l'École de Pharmacie

Du mercredi au samedi de 12 h à 20 h
Dimanche de 10 h à 18 h

 

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