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| Les photographes issus de la sélection du jury |
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STEPHANE BONNARIC (Français, vit à Montpellier)
Remarqué pour ses installations dans le cadre de "Faites de la lumière" à Montpellier et pour avoir figuré par deux fois au palmarès du Marathon Photographique de cette ville, Stéphane Bonnaric poursuit actuellement ses recherches photographiques dans les domaines de l'intimité, des changements d'échelle et de perspective.
Ceci est mon corps
Passé la trentaine, on n'est plus jeune et pas encore vieux. Le moment de se pencher sur ce corps qui ne change pas tellement, qui semble juste se mûrir, une fois les bouleversements de l'adolescence oubliés. Il porte les marques de ce premier tiers de vie, les inquiétudes installées. Le travail de Stéphane Bonnaric, se décline en plusieurs séries sur le corps. La première, « Venons-en aux extrémités », est une série quasi-scientifique et tout à fait étrange, qui montre des ongles rongés... Elle ne renie ni l'absurde ni le tragique de la situation. |
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DIANE DUCRUET (Française, vit à Paris)
Née en 1973. Diplômée de l'Ecole des Beaux-arts du Mans et de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles. Les oeuvres de Diane Ducruet, artiste multimédias travaillant essentiellement avec la photographie, ont été présentées dans de nombreux festivals et galeries européens : Voies Off à Arles, Centre Beaubourg à Paris, Festival de Skopelos en Grèce, galerie Lagalerie.com à Bruxelles, galerie le Moulin du roc à Niort, Festival de l'image du Mans, Ho!Art Center à Londres, SPHN Galerie à Berlin, Rialto Sant'Ambrogio à Rome, Festival d'Athènes, Biennale d'Art contemporain de Nîmes...
Les passagers
Les objets n'ont ni coeur ni âme, c'est ce qu'on raconte. Pourtant dès qu'on les touche ils se transforment et racontent des histoires comme s'ils étaient chargés d'une mission spéciale. Ils fixent notre regard, se couvrent de nos bonnes intentions, deviennent des marchandises. On les voit prendre ou perdre de la valeur, allumer ou éteindre les convoitises? Un artiste de génie serait peut-être un Pygmalion à l'envers : il transformerait une personne ou une bête en objets si parfaits qu'on ne saurait plus jamais s'ils sont des êtres ou des choses?
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AMIRA FRITZ (Allemande, vit à Paris et Berlin)
Née en 1979. Amira Fritz a fait des études de photographie à l'Université des Arts graphiques de Vienne. Un temps assistante du photographe autrichien Reiner Riedler, elle a également travaillé pour des magazines.
Parklife
Les dyptiques d'Amira Fritz offrent une réflexion singulière sur la masculinité moderne. Ils font cohabiter des portraits de trentenaires solitaires, marqués par les excès d'une vie citadine où les solitudes se noient souvent dans l'illusion des mondanités quotidiennes, et les images d'une nature qui n'est littéralement plus que le souvenir d'elle-même.
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RAFFAELLA GENTILE (Italienne, vit à Rome)
Née en 1977. Issue de l'Ecole de Photographie de Rome, Raffaella Gentile est assistante dans un studio de photographie de mode et pratique également la photo documentaire. Le travail que nous présentons a été sélectionné au festival Voies Off d'Arles en 2006.
Together
Raffaella Gentile s'est approchée délicatement d'une personne de ses proches, dont les difficultés psychologiques ont justifié plusieurs hospitalisations. Ses images racontent la lutte quotidienne pour la reconnaissance de soi et pour une vie digne. Ni descriptives ni pathétiques, ces photographies instaurent la présence forte d'un personnage en quête d'identité.
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CAROLINE JUILLARD (Suisse, vit à Vevey)
Née en 1980, Caroline Juillard est diplômée de l'Ecole Supérieure de Photographie de Vevey. Elle a été lauréate du Prix FNAC européen de la photographie en 2005, et nominée au festival Voies Off d'Arles la même année. Elle expose régulièrement dans divers festivals et galeries européens depuis 2002 (Suisse, Grande-Bretagne, Irlande, France, Allemagne).
Couples + Troubles
Caroline Juillard confronte des lieux et des portraits. Lieux en attente d'une présence, corps en absence. Personnages étrangers au lieu. Histoires de rendez-vous manqués. La rencontre entre l'endroit et l'être semble impossible, condamnée à manquer de l'un ou de l'autre. Et puis des couples dont la présence de chair remplit le cadre, mais comme en une tentative désespérée de remplir l'abîme. Retournement de la fonction photographique, habituellement convoquée dans le champ de l'intime pour témoigner de la présence des êtres, et qui témoigne ici du risque imminent de leur disparition.
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FRANCOIS LABOUREIX (Français, vit à Reims)
Né en 1955. Diplômé de l'Ecole des Beaux-arts de Reims et titulaire d'un DEA d'Arts plastiques, François Laboureix enseigne les arts plastiques et la photographie depuis 1978. Ses travaux ont fait l'objet de nombreuses expositions en France.
Invasions plastiques
Le plastique obstrue le paysage, dit-on. 750 années pour qu'une molécule de plastique perde définitivement son arrogance. François Laboureix installe le plastique dans le paysage et se saisit de ses possibilités de transparences, d'étirements. Le film de plastique joue avec la lumière et les textures, installe un espace étrange et beau, trouble notre perception des lieux avec des gradations de noirs-blancs-gris très subtiles.
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ANDREAS MEICHSNER (Allemand, vit à Berlin)
Né en 1973. Andreas Meichsner a fait des études d'architecture et d'Art. Il est diplômé de l'Université des Arts et Sciences Appliquées de Hanovre. Photographe freelance, il est membre de l'agence Visum. Il a été, en 2005 et 2006, parmi les dix lauréats du Leica Oskar Harnack Award, et exposé à Arles en juillet 2006. Ses images sont régulièrement publiées dans la presse allemande.
Arkadia
L'Arcadie grecque est le pays mythique auquel Andreas Meichsner se réfère pour interroger les conditions du bonheur telles qu'elles sont réunies dans les villages de vacances standardisés de l'Europe du Nord. Dans ces images lisses et paisibles viennent se contredire violemment l'aspiration proclamée à un destin individuel et l'uniformité du quotidien proposé par ces lieux, pourtant consacrés à la part la plus libre de nos emplois du temps : la part des vacances.
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FLORA MERILLON (Française, vit à Paris)
Née en 1969. Titulaire d'une maîtrise de Lettres et d'un DEA de Philosophie de l'Art. Flora Mérillon a de nombreuses expositions à son actif, en France et en Italie. Nominée au festival Voies Off d'Arles en 1998, elle a également réalisé des portraits d'artistes pour les magazines Aden et Les Inrockuptibles et des catalogues d'exposition.
La première note
Les autoportraits Polaroïd de Flora Merillon montrent l'ineffable de la relation mère-enfant avant et dans les quelques mois qui suivent la naissance. La transformation et la fusion des corps dans un temps suspendu et furtif.
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CELSOR HERRERA NUNEZ (Chilien, vit à Arles)
Né en 1972. Celsor Herrera Nunez a été formé à la photographie par Serge Gal, Bernard Plossu, Jacqueline Salmon, Jean-François Bauret. Il est diplômé en Arts plastiques et termine actuellement ses études à l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles.
Transpositions
Les gestes que photographie Celsor Herrera Nunez se situent dans ce pli où demeure "l'inachèvement", dans cet endroit qui n'est ni début ni fin. Ses photos mettent en doute la crédulité du spectateur. Les gestes saisis dans la répétition qui les inscrit dans la réalité sont, une fois figés par la photographie, l'objet d'un glissement de sens. S'agit-il d'une mise en scène ou d'une photographie prise sur le vif ? Le geste tel qu'il apparaît désormais a-t-il réellement existé ou bien est-il d'un autre monde que le nôtre?
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RICHARD PETIT (Français, vit à Arles)
Né en 1957. RP a étudié la mécanique et la philosophie, avant de se tourner vers l'enseignement. Elève des cours du soir de l'ENSP d'Arles, il pratique la chambre grand format, l'installation photographique et l'expérimentation vidéo/film.
Cheap Land
Les images de Richard Petit s'inscrivent dans le sillage de l'école de Düsseldorf : frontalité, lisibilité. Simplement se placer face au monde, à la bonne distance. Distance physique, mais aussi distance par rapport à l'émotion. Tentative de trouver le juste lieu, qui fait d'un regard sur le réel un regard non-documentaire, tout en restant dénué de tout artifice. Il pourrait s'agir de lieux imaginaires, mais ils n'en sont pas.
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ITALIANE VISIONI
Ce groupe photographique est composé de cinq auteurs issus du festival romain Fotoleggendo : Alberto Placidoli, Maurizio Chelucci, Emilio d'Itri, Maurizio Lupi, Claudio Romanelli, Gianni Tabo.
La collaboration établie en 2005 entre les Boutographies de Montpellier et le festival Fotoleggendo de Rome s'est étoffée d'année en année. Après l'exposition du groupe romain Officine Fotografiche à Montpellier en mai 2005 et celle des montpelliérains du collectif Ferdinand f à Rome en octobre 2006, cinq photographes romains réservent cette année aux Boutographies la primeur de leur nouvelle exposition. Inscrit dans une longue tradition paysagère, ce travail offre de nouveaux regards sur le territoire italien, regards diffractés par les multiples possibilités esthétiques ouvertes par la photographie d'aujourd'hui.
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